Un univers merveilleux où la compréhension du monde semble simplifiée par des symboles et des fables de la vie.

Julie Bernou est une artiste de 32 ans.

Elle trace ses premiers traits dans la petite enfance, forcée de s’apercevoir qu’il est plus facile de dessiner pour être comprise, que d’écrire. Cette découverte l’amènera à préférer le dessins et les histoires à l’école que le reste des matière plus empiriques. Elle habite dès lors un univers merveilleux où la compréhension du monde semble simplifiée par des symboles et des fables de la vie. D’année en année, comme le dit Jacques Brel, elle perfectionnera son don, car  » le talent c’est d’avoir l’envie de faire quelque chose. Je prétends qu’un homme qui rêve tout d’un coup qu’il a envie de manger un homard, il a le talent, à ce moment là, dans l’instant : le talent pour manger, le savourer convenablement. Et je crois qu’avoir envie de réaliser un rêve, c’est le talent. Et le restant c’est de la sueur, de la transpiration, c’est de la discipline. » Sa scolarité sera son atelier de recherches graphiques, qui favorisera chez Julie son plaisir de la technique qu’elle a aujourd’hui.

C’est en rencontrant le travail d’un jeune artiste canadien à l’âge de 12 ans, qu’elle s’aperçut qu’il s’agissait du métier qu’elle souhaitait faire. La transmission d’un message par les images était à sa portée, et c’est à partir de ce rêve que s’est construit sa pratique.

Transmettre un message, parler d’un sujet, un sujet grave. Quelque chose la taraudait dès son plus jeune âge. L’être humain, la conscience humaine, la soif de pouvoir, le meurtre lent et douloureux de son environnement. Quelque chose se jouait à son époque, qu’il fallait qu’elle dénonce.

Il s’agira de ce thème tout au long de sa pratique artistique. Le dessin est apparu lors de ses dernières années d’études aux beaux arts. Un trait de crayon sur un grand papier, du noir sur un blanc immense, comme des notes de musique, comme les premiers mots d’un roman. Le dessin est devenu son outil de travail comme celui du conteur. Dès le départ de son travail apparaît la fonction narrative du dessin. Un animal en situation, comme l’illustration de nos comportements humains absurdes. L’animal humanisé comme dans la fable, comme un aphorisme afin de convaincre le spectateur qu’il se joue quelque chose dans notre vie terrestre. 

Les années viendront attendrir son regard sur ce thème de la « collapsologie » et du pouvoir démesuré de l’homme sur son environnement. A présent, des mises en scènes nébuleuses ou sereines, racontent la relation qui lie poétiquement l’animal à l’être humain. La Femme prend plus de place dans son travail, comme une nouvelle minorité maltraitée de notre civilisation.

C’est ici que débute l’exposition que nous propose Julie Bernou. Au travers de dessins grands formats, elle nous immerge dans son univers où l’être humain et l’animal sont camarades, compagnons, ou métamorphose. Sur de grands silences de papiers, se découpent des portraits tantôt de femmes, tantôt d’animaux. C’est ce dialogue silencieux entre nos âmes que l’artiste interroge. Et si l’animal avait une posture humaine ? Et si la beauté de la femme résidait aussi dans sa force ?

Biche -dessin grand-format de Julie Bernou

 

Julie Bernou est diplômée des Beaux Arts de Bourges en 2010.
Elle réalise et expose plusieurs fois à Paris, produit différentes éditions et mises en scène de théâtre et musique baroque.
A la suite de ses années de travail en atelier, elle décide de se former à l’art-thérapie, afin de faire de son art, un outil de soin dont elle reconnaît et apprécie les biens-faits.

 

 

 

Pour rencontrer l’artiste et cette Exposition « Silence et Métamorphose », vous êtes attendus au Vernissage et à l’Expo jusqu’au 15 décembre